Du matin au soir, je vous offre à lire :
un bonheur du
jour,
ils sont là, juste en dessous ;
et un conmpte d'auteur, là, c'est sur mon autre blog (cliquer ici).
Le Blo G de DidieR M.
Du matin au soir, je vous offre à lire :
un bonheur du
jour,
ils sont là, juste en dessous ;
et un conmpte d'auteur, là, c'est sur mon autre blog (cliquer ici).
Cela m’a toujours titillé cette idée kantienne :
« Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle. »
C’est l’impératif catégorique. C’est simple et de bon sens. Pratique et – sans doute – efficace. A condition d’accepter de s’interroger à chaque instant sur ce que nous faisons, les motifs de nos actes, le pourquoi. Bref, c’est faire taire nos élans. Amoureux, passionnés, les coups de cœur comme on dit.
Alors, dictature du cœur ou de la raison ? A vous de choisir. Pour moi c’est fait.
Il espérait juste qu’il lui serait difficile de l’oublier.
Que penser de ces machines : QR code, Eye Writer, Quantified Self, Bat Bilboard ou autres ?
Qu’un jour elles nous échappent parce que la séparation évidente qui existait jusqu’à présent entre l’homme et la machine, semble complètement brouillée.
SIRI est une application à qui l’on peut poser n’importe quelle question et qui répond de manière plus ou moins pertinente.
Exemples :
– Pourquoi ?
– Bonne question !
– Je rigole.
– Qui l’eût cru ?
– Qui es-tu ?
– Je n’aime pas vraiment parler de ces catégories arbitraires.
Question : de créatures sommes-nous devenus créateurs ?
Je suis resté scotché devant la dernière pub de Thierry Mugler. Pour son parfum A * MEN.
Un homme court. Jeune, musclé. De profil. Proportions, torse impeccable, cheveux au vent. Et puis deux jambes mécaniques en métal terminés par deux pales. La foulée est parfaite. La jambe droite forme un angle droit. Celle de gauche s’allonge comme un sillage. On croirait de vraies jambes.
Il s’appelle Oscar Pistorius :
« Un héros moderne, un athlète d’exception. »
C’est écrit sur l’affiche.
On les connaît les communautés :
confessionnelles, ethniques, sexuelles...
Parmi ces dernières, une communauté est née. Selon l’hebdo Experimental Philosophy, elle regrouperait 1 % des habitants de la planète.
De qui s’agit-il ? Des asexuels. Des habitués des sites Platonic Partners et asexuality.org qui n’éprouvent que peu ou pas d’intérêt pour le sexe.
Des commentaires ?
N'ayez jamais affaire à la Justice!
Je voyais leurs regards étonnés quand je disais cela, le regard de ces anciens enfants nostalgiques de l’amour de maman et de l’autorité de papa, que la Justice n’est pas juste.
Ils préfèrent poursuivre un mythe incarné par des personnalités médiatiques – politiques, religieuses ou autres – qui leur tendent un miroir magique. Ainsi se rassurent-ils et peu leur chaud que s’y reflète la répression des étrangers, pédés, immigrés et autres racailles.
Jusqu’au jour où le miroir se brise.
Alors on sort un autre produit : le devoir de mémoire. Vous savez ce truc qu’on apprend dans les écoles. Genre lettre de Jean Moulin.
Pour les enfants « préservés » de la nostalgie, c'est du pipeau. Les agnostiques, les pisse-vinaigre, les dépressifs qui ont appris à se réfugier dans l’imaginaire et le rêve d’un monde différent, ils n'en ont rien à faire de la Justice.
Une justice qui ne peut rien pour eux et contre laquelle ils ont des mots, des images pour dire et montrer ce qui est juste.
Parce que si la justice est peut-être un rêve, un devoir, c'est un un devoir d’avenir. Elle n'est pas un devoir de mémoire.
Se souvenir des Arméniens, par obligation de la Loi, a-t-il un rapport avec la justice?
Pourquoi sommes-nous si nombreux à éprouver le besoin d’utiliser ces outils pour parler de nous ? D’où vient ce désir de
se raconter, de donner son avis sur tout, comme si on était au bistrot, de s’exposer au regard de tous ?
La question est posée par Michel sur son blog « Globule et télescopage ».
Sa réponse est scientifique : parler de soi excite le système mésolimbique qui, dans le cerveau, libère la dopamine. Mais, ajoute-t-il, on est vite addicté, comme à une drogue.
Alors pétard le blog ?
Comme je suis naïf et confiant, et que certain(e)s m’expliquent qu’un film n’est chiant que dans le regard
du spectateur, j’y suis allé tranquille. A Cannes, mercredi soir, standing ovation pour le dernier film d’Audiard : De rouille et d’os.
C’est l’histoire d’une fille pas idiote, Stéphanie, qui se fait bouffer les deux jambes par un orque, et d’un pauv’gars, Ali (mais pas de confusion, il est ch’ti), qu’a pas grand chose dans la tête, un gamin de 5 ans sur les bras, et une belle bite (oui oui, on la voit).
Ils se rencontrent. Beau numéro de Marion Cotillard en mère courage. Quand ça lui prend, elle lui envoie un sms : « opé ? » (traduction de « t’es opérationnel pour baiser ? »). C’est qu’il a l’air d’assurer au pieu, le bougre ! A part ça, il est tellement con que : 1) il fait virer sa soeur du supermarché où elle est caissière ; 2) il laisse son gamin se noyer dans un lac gelé.
Et là, miracle :
1 - Le gamin est sauvé des eaux.
2 – Stéphanie, il l’aime, mais il le savait pas encore.
3 – Ils partent tous les trois à Varsovie où il gagne son premier match de boxe.
Elle est pas belle la vie !
Tatranska Javorina (Slovaquie), église Sainte-Anne
Nathalie H., sociologue de l’art, me demande
de publier son commentaire concernant le choix du nom : « Avec l’élite médiatique du XXe siècle, la détention d’un capital visible, que l’on peut exposer, est devenue le critère
de la reconnaissance. Ceux qu’on connaît, ce sont ceux qui ont su se faire un « nom ». Dit autrement, ceux dont le visage est connu et reconnu dans le monde politique, artistique,
médiatique. Ce qui compte, c’est la visibilité. Sans elle, un peintre, un chanteur n’est rien. Ses ami(e)s n’appartenant pas au monde de la célébrité ont toutes chances d’être l’exception plutôt
que la règle. »
Alors people or not people ?
Etre de gauche ?
Aimer les autres. Faire preuve de, respect et de fraternité. Est-ce simplement être normal ?
Apprécier autant Michel-Ange que Munch, Mozart que Barbara, Valéry que Camus ?
C’est Saint-Just, Jaurès, Blum, Lefort.
Espérer que demain sera mieux qu’hier.
C’est se poser des questions en espérant que les réponses ne seront pas toujours décevantes.
C’est refuser d’opposer les droits des uns, leurs intérêts, aux droits et aux intérêts des autres.
Etre de gauche, c’est accepter de partager, de s’indigner quand il le faut, d’ écouter les différences ? C’est être différent aussi.
Privilégié parfois, mais pas forcément bobo.
Cyrano de Bergerac, Tintin, Jean Gabin,
Maurras… Etre de droite, c’est savoir qu’il n’y aura pas de lendemains qui chantent. C’est défendre une culture sélective, hiérarchisée. Croire à la prééminence de notre civilisation, de nos
valeurs sociales et familiales.
Et puis, c’est défendre coûte que coûte son intérêt personnel, ses droits, ses privilèges.
Ne rien donner pour rien, ne pas partager.
Etre conservateur, nationaliste, autoritaire.
J’ai préféré Hollande. Mais c’est quoi être de gauche ?
Demain je vous le dirai.
C’est quoi un film chiant ?
Un film trop long, ou trop court, qui n’a rien à raconter, pas d’histoire, pas d’émotion. Ce qui est bien, c’est qu’on s’en rend compte dès les premières images. Mais bon, on a payé son ticket, alors on reste, au cas où... Et puis c’est toujours tranquille, une salle de cinéma.
J’imagine que la sélection a été difficile. Quelle sélection ? Celle du FIFIC : Festival international du film chiant. Marseille 2012.
Parmi les films retenus : Le Cheval de Turin. Y paraît que dans le genre, c’est hyper-méga-chiant : en 1889, au fin fond d’une campagne désolée d’Europe, un vieux cocher et sa fille sont bloqués dans leur ferme par une tempête de neige. La tension monte, soutenue par une musique lancinante. En fait, ils sont en train de vivre l’extinction du monde. Il est encore projeté dans deux salles en France.
Hors sélection : Zénith-Hôtel. Nanou est une vieille pute, du côté de la place Clichy. Elle a le cheveux gras, le corps lourd et fatigué. Une clientèle de taulards, de vieux avec leur chien, d’alcoolos qui sentent mauvais. Parait que c’est poétique comme un dimanche de novembre.
Avec le recul, je
suis persuadé que sans l’idée de créer ce blog, je n’aurais pas pu écrire sur : la liberté pour quoi faire ?, le partage comment ?, la transmission à qui ?...
Ecrire sans limite, sans cadre. Essayer de dépasser les bornes. Par des mots et des images.
Les mots : parce qu’ils sont là pour être servis et pour que l’on s’en serve. Ils permettent tout puisqu’au commencement tout était muet.
Et les images, peintures, photos : pour donner du visible dans le brouillard.
Ainsi je compose ce blog pour avancer dans les étoiles. Avec d’autres.
Assis devant le spectacle du monde,
je regarde, je
dessine et j'écris
ce qui est parfois invisible
pour le partager avec d'autres.
Collages, dessins
et acryliques / Didier M.
Photos / Daniel
W.
Atelier 379
Normandie, 27/05/2012
VOS REFLEXIONS